Pour voir le monde en relief et en détails : Google Earth et Géoportail

Deux applications à utiliser en classe
mercredi 21 novembre 2007
par  Alain Prevot

La puissance des ordinateurs, la rapidité des connexions, le développement des images satellitaires... sont désormais suffisants pour rendre accessibles à un grand nombre d’utilisateurs des applications qu’on n’espérait guère il y a quelques années.

Ainsi depuis 2005, Google Earth, logiciel gratuit, permet de "survoler" toute région du monde et d’observer des détails de l’ordre du mètre, voire mieux, y compris en 3D. Objet de curiosité ("je vois ma maison") ou outil de tourisme ("préparation au voyage"), etc. ; c’est –surtout– un logiciel pour géographe avec des fonctionnalités propices à des exploitations pédagogiques y compris en SVT, SES, langues vivantes...

Ces derniers mois, l’Institut Géographique National, en coopération avec le Bureau de Recherches Géologiques et Minières, a ouvert à la 3D sa propre application cartographique, Géoportail. Nouvel évènement ? Autres possibilités d’exploitation ?

Sur cette page :

| promenade sur Google Earth | Quoi d’autre sur Géoportail |
Pour la classe | Aspects techniques pour accéder |
PagesJaunes et autres applications dérivées | pour en savoir plus |

size="2">Promenade sur GoogleEarth

GE s’ouvre sur un globe virtuel qu’on survole de manière très intuitive, en zoomant librement et en continu jusqu’à afficher un quadrilatère de l’ordre de 100m2. Le moteur de recherche indexe un nombre considérable de lieux qu’on rejoint rapidement sans même savoir a priori où ils se situent. Les données sont des photographies aériennes et des images satellitaires, la résolution atteignant parfois 10cm ! Le relief est simulé de telle façon que l’effet de réel est saisissant. Sur certaines villes, particulièrement aux USA et au Japon, ou Paris... les bâtiments sont simulés en 3D.

Divers outils permettent une grande variété d’exploitations et un grand confort :

– Varier angles et inclinaisons ;

– Relever altitudes et distances ;

– Superposer repères, plages colorées, images, cartes (en définissant un niveau de transparence), textes (infos-bulles), liens ;

– Mémoriser lieux et successions de plans (avec les repères... qu’on peut y avoir placés) ;

– Créer et exporter vers d’autres ordinateurs (en vue de travaux dirigés) des « trajets » reprenant tous ces repères.

GE n’offre pas partout la même définition ni la même rapidité de mise à jour. L’Europe en particulier est traitée de façon inégale. Mais des internautes peuvent marquer des lieux remarquables et y associer photographies et données complémentaires, plans de bus..., accessibles depuis le module “Infos pratiques” : visitez ainsi Florence...

Avec un vidéo-projecteur et une connexion rapide, l’utilisation en cours ne pose aucun problème particulier. En l’absence de connexion fiable, on peut utiliser le cache mémoire du logiciel : porter sa capacité à 2GO (outils_options_cache), effectuer en connexion la séquence prévue, le cache conserve les images pour une utilisation ultérieure.

Et si la Terre vous lasse, partez pour le ciel (une icône à cliquer) ou pour la Lune.


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color="#000080" size="3" face="Arial">Quoi d’autre sur Géoportail ?

C’est un service public dédié à la France, y compris évidemment "l’Outre-Mer". Les images sont des photos aériennes de l’IGN, à la résolution d’un pixel pour 50cm. Des milliers de cartes (surtout 1:25 000, 1:100 000 et 1:250 000) peuvent être affichées séparément ou en superposition. Les clichés ont 5 ans au plus, rythme de mise à jour de la base des photographies aériennes. On peut passer de 2D à 3D, celle-ci étant opérationnelle depuis l’été 2007.

Des données, provenant d’autres organismes sont ajoutées progressivement telles que les feuilles du cadastre, les zones inondables, les zones de risque d’avalanche, des informations INSEE sur les communes, des extraits video de l’INA replacés sur leur lieu de tournage, etc. L’objectif est de développer un service intégré de description du territoire, l’accès à certaines données pouvant être réservé à des abonnés.

Les services offerts étant plus divers, la navigation est moins intuitive et moins fluide, il faut prévoir un petit temps de découverte pour comprendre par exemple qu’il est maladroit de zoomer sans tenir compte de l’échelle en superposant photo et carte... L’outil de recherche actuel est moins performant (indexation des communes, peu de sites en tant que tels comme les monuments...). Divers outils permettent de mémoriser des lieux... superposer des calques avec relief, routes, vue aérienne, en réglant les niveau de transparence. La simulation 3D permet une excellente appréhension du relief (mais, contrairement à GE, la modélisation en 3D des bâtiments est peu développée).

Le Géoportail est globalement plus précis, plus homogène, plus complet sur notre territoire. Cependant, sur les principales agglomérations, Google Earth utilise des photos aériennes bien plus précises. L’intérêt de la comparaison est cependant limité : ces services n’ont pas les mêmes objectifs et Géoportail devrait s’enrichir très rapidement.


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color="#000080" size="3" face="Arial">Pour la classe : richesses et limites

Pistes pédagogiques

– Travail en 3D et 2D sur les grands ensembles de reliefs en contournant les classiques difficultés de représentation des élèves de Sixième (géographie). On superpose et/ou on substitue la carte au moment voulu. Les géologues aussi apprécieront. Géoportail offre ici une meilleure homogénéité des images.

– Étude de l’intérêt d’un site en observant sa situation à différentes échelles et en mettant en évidence distances, altitudes, voies de communication...

– Étude de l’organisation d’une agglomération. Avec les fonctions "bâtiments 3D", "repères" et "lieux préférés", on peut travailler avec GE sur des villes américaines ou japonaises. GE permet d’enregistrer un trajet spectaculaire de visite à basse altitude.

– En histoire, la superposition carte transparente + photo aérienne permet de multiples applications. Ainsi on peut comparer le tracé du mur isolant Israël de la Cisjordanie aux limites du cessez le feu de 1967... Dans ce cas il faut se procurer la carte ailleurs sur Internet, ce qui est facile.

– On peut progressivement placer des repères, enregistrer des préparations, les classer. De nombreux travaux de collègues sont en ligne. Pour les trouver, saisir des expressions comme "volcanisme Google Earth" ou "volcanisme Geoportail" ou, mieux encore, utiliser des termes plus restrictifs afin d’éviter de trier dans des milliers de liens. Faire différents essais. Utilisez des moteurs de recherche ciblés comme Spinoo qui peut limiter sa recherche aux sites pédagogiques institutionnels français...

Limites

– Ne nous leurrons pas, il ne s’agit pas de données actualisées à chaque révolution de satellite. Les vues datent souvent de plusieurs années. Sur des sites pris au hasard, l’IGN paraît plus à jour ; mais sur des sites très demandés ce n’est pas constant.

– Spécialement pour GE, un paysage peut-être constitué de vues photographiques non équivalentes : aériennes et/ou satellitaires, d’été et/ou d’hiver, basse ou haute définition.

– L’effet de réel est tout autant un outil qu’un obstacle car on risque d’introduire une confusion entre réel, représentation du réel, simulation.

– Pour la classe, ne pas se fixer sur un exemple (un lieu) avant d’avoir vérifié que les images disponibles conviennent.


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color="#000080" size="3" face="Arial">L’accès à ces services

Google Earth et Géoportail nécessitent l’installation d’une application spécifique gérant la 3D. Se laisser guider depuis la page d’accueil pour télécharger le logiciel : site de GoogleEarth pour son logiel spécifique ou logiciel TerraExplorer accessible depuis l’accueil du Geoportail

– Ces logiciels, gourmands, sont réservées aux ordinateurs de moins de 2 à 4 ans (selon gamme).

– Sinon, vous pouvez néanmoins travailler avec Géoportail en 2 dimensions.

– Haut débit nécessaire. Jouer sur le cache peut dépanner (GE).

– TerraExplorer (associé à Géoportail) n’est actuellement adapté qu’à Windows. Les versions Mac et Linux sont prévues pour 2008.


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color="#000080" size="3" face="Arial">Applications dérivées et/ou comparables

Tout en utilisant notamment les données de l’IGN, Pagesjaunes.fr montre souvent avec une meilleure définition des paysages de France. Dans certaines villes, on peut parcourir des rues et y observer les photos des façades, etc.

Divers services de préparation d’itinéraires comme Mappy.com sont abondamment "illustrés" de photos aériennes. D’autres montrent même des images au jour le jour : ainsi l’Agence Spatiale Européenne offre en moins de deux heures sur son site des images prises par le satellite ENVISAT. Utile pour suivre des évènements (marée noire, éruption... et évidemment phénomènes météorologiques mais ces derniers sont maintenant très diffusés).


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color="#000080" size="3" face="Arial">Pour en savoir plus

Ces 2 applications offrent une aide en langue française. Signalons deux des articles utilisés pour préparer ces pages :

– Comparaison des 2 logiciels : site FuturaSciences (n’était pas à jour quant à TerraExplorer au début novembre 2007) ;

– Pistes pédagogiques pour la géographie avec des explications techniques simples : Médialog n°62, juin 2007 (dans votre CDI ou voir les archives de Medialog sur le site du CNDP).



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