Français - enseigner avec Internet

Brancher le cours sur Internet, pour quoi faire ?
 mai 2005
par  Alain Prevot

Au milieu des années 1990, on craignait que l’internet ne devienne le énième cheval de Troie de l’anglais et de l’américanisation des esprits. Aujourd’hui, les ressources en langue française sont devenues littéralement innombrables. L’inévitable embarras du choix qui en résulte est à la fois l’atout et l’inconvénient majeur de la recherche en ligne. Mais de cet inconvénient même, le professeur de français pourra tirer un profit pédagogique.

Sur cette page :

| un groupe de travail planétaire |
Pour quoi faire ? |

size="2">Un groupe de travail planétaire

C’est une sorte de "centre" de documentation en ligne qui s’est peu à peu constitué : chaque enseignant, de collège aussi bien que de lycée, peut y être tour à tour fournisseur de ressources, usager et documentaliste.

Sur les sites sont désormais disponibles des centaines de textes littéraires, des dizaines de propositions de séquences, en particulier sur les œuvres les plus étudiées et sur des groupements de textes variés.

Pour ce type de ressource, il n’existe pas de différence fondamentale entre les sites officiels ou privés, personnels ou collectifs. Supposons qu’on cherche une documentation pédagogique sur le Dom Juan de Molière. Il existe plusieurs cheminements possibles pour l’atteindre :

- 1- Aller dans un moteur de recherche comme google.fr, yahoo.fr ou voilà.fr. Là, on pourra soit taper, entre guillemets et avec le signe plus, " Dom Juan " + Molière, soit utiliser l’annuaire figurant sur la même page et cliquer successivement sur " littérature ", " auteurs ", " dramaturges " et " Molière ".
- 2- Aller directement sur un site important pour professeurs de français (voir nos liens). Sur ce site-" portail ", on trouvera soit la documentation recherchée, soit une abondante page de liens, c’est-à-dire des renvois vers d’autres sites intéressants.

Et si l’on n’a rien trouvé par ces deux voies-là, on lancera un appel sur une liste de diffusion : on y retrouve le même esprit mutualiste que sur les sites, et le nombre d’abonnés est suffisant pour qu’à toute question au moins un collègue charitable apporte une réponse. Pour s’inscrire, aller sur le site des listes de diffusion : francopholistes, et s’inscrire, par exemple, à une liste pour l’enseignement du français au collège, ou une liste pour l’enseignement des Lettres en lycée. D’autres listes sont dédiées au théâtre, à la poésie, aux ateliers d’écriture, etc.


<font
color="#000080" size="3" face="Arial">Brancher le cours de français sur l’Internet : pourquoi faire ?

D’abord, pour tirer parti de l’attrait puissant qu’exercent l’informatique et la nouveauté de l’internet sur les élèves.
1. Utiliser les ressources de la messagerie électronique (e-mail) : de très nombreuses correspondances scolaires se sont établies par ce biais. A ces messages peuvent être joints des documents, photos, sons, vidéos. Des échanges épistolaires réunissent des élèves francophones du monde entier. D’autres se cantonnent à l’établissement, les courriers circulant alors sur l’intranet, le réseau interne à l’établissement. Des classes de cinquième écrivent ainsi aux " petits sixièmes " pour leur présenter le collège. Tout cela n’empêche pas l’usage concomitant du papier à lettre.

2. Utiliser le web comme source de lectures documentaires, en vue d’un exposé : les élèves ruraux, souvent éloignés de bibliothèques bien fournies, ont le plus grand parti à tirer de cette encyclopédie multimédia qu’offrent les milliards de pages du web. Mais plusieurs écueils sont à éviter, dispersion, voire navigation buissonnière sur des sites hors-sujet, embarras du choix et manque de discernement dans la collecte des informations.

Avant la recherche, la parade consiste à donner aux élèves un mode d’emploi de la recherche sur internet : les moteurs de recherche, leur syntaxe (qu’on peut limiter aux guillemets et au signe plus, voir article précédent), les annuaires, des éléments de navigation (beaucoup ignorent le défilement vertical et la faculté de revenir à la page précédente) ; séance méthodologique pour définir le sujet : remue-méninges, choix des mots clefs et de leurs synonymes (pour un bon usage des moteurs), de l’angle de traitement du sujet, définition d’un plan provisoire.

Pendant la recherche, on organisera les signets (qui permettent le retour instantané à une page web choisie), et on privilégiera la prise de notes manuscrites ou sur traitement de texte à l’impression de pages entières, sans intérêt pédagogique.

Une autre parade consiste à restreindre la navigation en aspirant des sites à l’aide du logiciel Mémoweb, qui les enregistre intégralement sur le disque dur du poste de travail ou du serveur. Les élèves ont alors à retrouver des informations précises sur des sites sélectionnés, auxquels ils accèdent sans se connecter. Ce peut être une étape d’initiation, un petit cabotage avant des navigations au long cours.
3. L’écriture et la publication sur intranet ou internet. Des expositions virtuelles multimédia, des journaux scolaires ont ainsi vu le jour (voir encadré) Tous ces projets impliquent le traitement de texte, outil parfait pour apprendre à mettre en page, à corriger et à remanier un premier jet, à trouver le mot juste à l’aide du dictionnaire des synonymes.



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